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Un mois déjà que nous sommes en Inde et c’est un peu découragés que nous évoluons à travers les déchets, l’air pollué et les inégalités sociales flagrantes. Un pays où tout à l’air tellement loin de nos préoccupations occidentales en terme d’environnement et de droits sociaux. Justement nous sommes nous dit, ici tout reste à faire. Et pour preuve les initiatives se multiplient sur le territoire…

Jodhpur -> Mont Abu
Après Jodpur, la ville bleue aux portes du désert du Thar où nous avons assisté, comme depuis le début de la pleine lune propice aux mariages, aux liesses qui accompagnent les processions prénuptiales, nous fuyons la pollution et le vacarme épuisant des ruelles embourbées pour un lieu plus vert et plus froid : Mont Abu. La nuit est glaciale à la descente du bus. Nous nous réfugions autour d’un feu de bois, qu’un vendeur de Massala Tchai (thé au lait épicé) a allumé près de son chariot afin d’attirer les rares clients présents à 4h du matin. Nous nous serrons autour des flammes avec les enfants attendant leur bus. Beaucoup de sourires ; notre Hindi reste un peu faiblard...
Mont Abu est un lieu de villégiature presque exclusivement fréquenté par les indiens. Les pédalos sur le lac mais aussi les nombreux « sunset point » en sont les attractions principales. En fin de journée des centaines de vacanciers se regroupent à flan de montagne afin de fêter la fin du jour. Au derniers rayons de soleil les applaudissements et les cris de joie explosent. Le grand spectacle de la nature…
Mont Abu -> Bhuj
Quelques ascensions plus tard, nous quittons le Rajasthan hautement touristique pour les sentiers oubliés du Gujarat. Oubliés… Pas totalement. Les fameuses tentures « indiennes » brodées de miroirs sont en fait Gujarati ! Plus particulièrement viennent de la province de Kucht en bordure du Pakistan et du grand désert. Ici les femmes en ornent leurs tuniques, leurs voiles et leur robes. Pendant les 15h de train qu’il nous a fallut pour rejoindre Bhuj, la capitale de la province, nous avons sympathisé avec un jeune garçon désirant pratiquer son anglais. Il nous offrira des sucreries aux sésames, lira notre guide de l’Inde. Et pour être complètement serviable et gentil s’emparera même de notre poubelle et nous en débarrassera… par la fenêtre ! Nous le regardons saisis pendant qu’il nous lance un large sourire satisfait. Nous qui veillons consciencieusement à dénicher des poubelles !
La galerie photo...
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La ville de Bhuj héberge le siège social de Qasab, un collectif de femmes brodeuses des villages du grand désert de Kutch. Le principe de Qasab ressemble au commerce équitable ; les femmes vendent leurs broderies sans intermédiaire. Elles sont payés un juste prix et accèdent ainsi à l’autonomie financière puisque cet argent n’est pas versé à leurs maris. A la fin de l’année une partie des bénéfices leur est rendue afin de pourvoir à leurs besoins sociaux (dispensaires, écoles).

Nous passerons 2 jours dans les villages afin d’en savoir plus sur l’art minutieux de la broderie et rencontrer les responsables du groupement (Voir l'article dédié à Qasab "Des miroirs, reflets du soleil" ). En chemin nous rencontrerons Dana, dans le village de Birendiara, qui revient d’une tournée en Indonésie. Il nous fera le plaisir d’un concert privé de « water pot » accompagné de ses amis.
Bhuj abrite aussi une autre initiative intéressante, personnelle cette fois : le restaurant de Thali de Vinod Gor. Le cœur sur la main, Vinod rend accessible son restaurant aux moins fortunés, protège particulièrement ses employés et veille à n’utiliser que des produits naturels. Tout sur Vinod et son Thali dans l’article « Qui a dit que les indiens ne souriaient pas ? ».
Nous cherchions un coin paradisiaque où passer noël et nous l’avons trouvé… Noix de coco sous les palmes, vols de perroquets, la mer à 360°. Installés sur le toit d’une église immaculée, nous voici sur l’île de Diu, ancien comptoir portugais au sud du Gujarat. La vie s’écoule lentement et sans bruit…

En exclusivité pour noël, nous vous faisons profiter d’un morceau enregistré au village de Birendiara : Dana au « water pot » et chant, Kanya au « Mayisa » et « Gugri ». Bonnes fêtes à tous et levez une coupe à notre santé !

Echos DD
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