Echos DD

• L’espoir résolu du changement

{ 14:29, 30.01.2008 } { Publié dans JOURNAL DU DD } { 3 commentaires } { Lien }

L’inde est actuellement en train de se développer à grandes enjambées, parfois sans se soucier de ce qu’il adviendrait si ce développement se faisait trop rapidement, sans prise de conscience des problèmes encourus, sans se soucier de l’impact d’une telle croissance exponentielle. Car nous ne sommes pas sans savoir que nous courons droit dans un mur si nous ne changeons pas un peu nos habitudes. Certains ici en Inde prennent la situation bien au sérieux et ce depuis longtemps…



GOA

De notre dernier arrêt à Aurangabad, nous avons sauté dans un bus, direction Goa et plus précisément Mapusa. Nous étions impatients de voir ce pourquoi, aujourd’hui, cette contrée attire un si grands nombres d’individus. Nous étions impatients de savourer une plage d’eau claire et bordée de cocotiers.De plus nous étions enthousiastes à l’idée de recueillir le témoignage des acteurs de la « fondation Goa », un groupe d’activiste et de pression environnemental qui agissent dans l’état depuis 1986. Après nos 14h de bus conventionnelles, nous y étions, Goa, sa terre rouge sur fond de verdure luxuriante et son eau limpide venant caresser la roche nous ouvrait les bras.
Le temps de se refaire une petite santé après les chaos nocturne de notre bus, nous nous empressons de contacter la
fondation Goa. Nous apprenons, que le directeur ne rentre que dans une semaine. Nous tentons alors, tant bien que mal, de rencontrer quelqu’un d’autre. Ils seront catégoriques, tant qu’il ne sera pas là, nous ne rencontrerons personne. Un peu déçu par cet accueil, nous passerons une semaine dans la fureur d’Anjuna, une petite ville sur la côte. C’est aussi le lieu du célèbre marché en extérieur : le Flea Market.

 



De rouge, de brun, de bleu et de jaune, les tentures sont installées entre les cocotiers, les stands sont posés à même le sol, les allées sont en sable, le marché bas son plein. Nous déambulons allègrement entre les vendeurs, sans but précis et nous tombons à notre grande surprise sur des stands associatifs de personnes agissant pour trouver ou appliquer des solutions au problème du sort de la planète. Nous rencontrons donc un membre de « International Animal Rescue » et d’autres d’ « El Shaddai, Child Rescue – sauver les enfants des rues ».




C’est Tanja Larsen, responsable des relations publiques à l’International Animal Rescue, qui se prendra au jeu de notre micro dans la tourmente du marché. Cette association anglaise créée en 1998 dans le but d’aider les animaux abandonnés de la région de Goa, commence son travail par la stérilisation de la communauté de chiens et de chats errants, dans le but de réduire leur nombre. Aux vues des résultats, ils étendent leurs activités à d’autres régions de l’Inde et ne se limitent plus aux chiens et aux chats. Aujourd’hui ils mettent en place des campagnes de vaccinations contre la rage ou combattent pour libérer les fameux ours danseurs. Si l’on prend l’exemple des ours danseurs, International Animal Rescue tente de conjoindre l’environnemental au social. En effet ils essayent, après avoir récupéré l’ours afin de le mettre dans une réserve, de retrouver du travail à leurs propriétaires. Tanja nous parlera d’un propriétaire d’ours danseur converti en conducteur d’auto rickshaws. Pour conclure, Tanja nous dira : « Nous devons développer une approche plus durable sur tous les points et je ne crois pas que nous courons à notre perte. Je ne serais pas là si je n’avais aucun espoir. »

Après cet entretient avec Tanja Larsen, confortés dans le but de notre voyage, nous filons rencontrer les acteurs de l’œuvre de charité non gouvernementale d’ « El shaddai ».


En savoir plus :



Nous rencontrons alors Anita Edgar, co-fondatrice avec Matthew Kurian, de cette ONG, qui nous confiera que dieu leur a envoyé un message connexe. Celui-ci étant de venir en aide aux enfants des rues en Inde. C’est donc en 1997 que l’aventure commence et qu’un travail acharné les mène, avec l’aide de bénévoles, à ce qu’ils sont aujourd’hui. « El shaddai » est une œuvre de charité qui prend soin des enfants abandonnés de la rue et de ceux dont la famille ne sont pas assez riche, afin de leur donner les bases nécessaires à une vie en communauté. C’est Philip et Sue, anglais d’origine, parlant tous deux français, qui nous donnerons des explications supplémentaires.



En effet, tous deux professeurs à la retraite, ils participent à la formation des professeurs bénévoles des écoles de l’ONG ainsi qu’à la mise en place des programmes éducatifs. Avant leur départ en Inde, ils avaient récolté des fonds pour l’achat de matériel dans une école d’El Shaddai situé à Assagao près de Mapusa Nous apprendrons qu’ils n’en sont pas à leur première action. Ils ont par exemple crée une association, « Entente internationale du pays Civraisin », en France lors de leur arrivée, pour apprendre le Français aux immigrés anglais. Ils pensent que l’intégration de nouveaux venus dans un pays ce fait d’abord par l’apprentissage de la langue. De plus ils pensent qu’il faut absolument préserver les racines d’une région. Nous répondrons favorablement à leur invitation le lendemain, de visiter l’école en question. Après confirmation auprès de la directrice de l’école, Julia, nous partons finir notre tour de marché, les idées un peu ailleurs.




Nous nous rendons donc le lendemain à l’école Shanti Niketan à Assagao. Nous apprenons que l’école est une donation de l’état, que les jeux en extérieur ont été offerts par un Anglais et que l’école peut accueillir 200 élèves. Nous faisons le tour des classes pour voir ce qu’il en est. C’est un accueil de grands sourires, de petites têtes brunes, qui nous sera offert. Et dire qu’il n’y a pas si longtemps certains se traînaient en faisant la manche dans la rue. Nous retrouvons alors Philip et Sue qui effectivement assiste les professeurs dans leur tache. Après quelques photos, quelques sourires d’enfants, nous reprenons la route d’Anjuna pour recontacter la « fondation Goa ».

Après un second échec téléphonique, nous décidons de partir à Mapusa à leur rencontre. Et là ce sont des gens froids et peu aimables qui nous reçoivent en nous disant de repasser le lendemain. Chose que nous faisons pour subir un troisième et dernier échec. Nous ne les rencontrerons pas. Trop occupé à boucler une revue, le dirigeant ne pourra nous recevoir. Peut-être est-ce le secret de la réussite d’une association indépendante ? Peut-être ne nous a-t-il pas pris au sérieux ? Nous tenterons une interview par email très prochainement comme nous l’avions convenu avec sa secrétaire.

Nous avions attendu une semaine cette rencontre et nous en sortons bredouille. Mais pas tant que ça, car nos rencontres au Flea Market ont été riches et enrichissantes. De plus, notre séjour prolongé nous aura permis de nous rendre compte de ce qu’est Goa aujourd’hui, une région de tourisme de masse, où le "m’as-tu-vu" prend le dessus sur l’humanisme. Heureusement que certains sont là pour relever le niveau en oeuvrant pour des causes plus profondes.

Les photos :
Goa



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Heureux qui comme Ulisse......

{ 17:34, 30.01.2008 } { Publié par Ener }
Bonjour,
Bien sur, l'apprentissge de la langue du pays d'accueil est bien le premier maillon de l'intégration, c'est une évidence.
Quand au "mur", on est déjà au pied et come les fondation sont instable et vacillante on va se le prendre , mais peut-être pas de suite, car beaucoup de monde en parle, c'est déjà une bonne chose, un peu moins de monde agit et encore un peu moins s'en foute.....
Mais les choses avancent sur la bone voie. Et vive le vélo! et la trotinette! et les transports en commun bien sûr.
Bonne continuation
maintenant je vais jeter un oeil sur les photos.
Cordialement
Ener

Que de rencontres!

{ 18:11, 30.01.2008 } { Publié par moe }
Que de rencontres intérssantes vous faîtes, heureusement que sur notre planète il y a des gens qui regardent plus loin que leur nombril!
Belle leçon d'humanité!
En vous souhaitant d'en rencontrer encore beaucoup sur votre route!
Plein de bisous vous accompagnent.....
Photos magnifiques! mais la jungle, brrrrrr!!!!!!!!


Adresse à Mormugao Mapusa

{ 18:16, 30.01.2008 } { Publié par Nairobi Saskatoon }
l'inénarrable altesse Nairobi Saskatoon prie le grandissime esprit altier Mormugao Mapusa de recevoir ses humbles marques de dévotion.

Que le Sublime Mapusa, accompagné de son Ame soeur Cosmique au regard clair comme l'eau cernant Goa, se porte bien. Le Suprême Saskatoon lui redit encore toute sa déférence. Oulalahitou !

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