• Enfin les tropiques !
N’ayant pas pu rencontrer le directeur de la Fondation Goa pour l’Environnement, nous grimpons à la tombée de la nuit dans un bus direction le village de Hampi dans la région du Karnataka. Nous voulons y admirer les ruines fascinantes de l’ancienne cité/capitale de Vijayanagar, situées dans un étrange et sublime paysage de rochers géants et lisses lui donnant un air magique…
Goa -> Hampi
Les 14 heures de bus furent éprouvantes. Les bus privés indiens comportent un étage de couchettes au-dessus des sièges. Plus confortable direz vous… Cela ne nous a pas empêchés de rebondir jusqu’au plafond à chaque bosse ; et elles sont nombreuses… épuisés, nous arrivons au beau milieu d’une nuée de conducteurs d’autorickshaw courant après le bus, certains entrant littéralement à l’intérieur en brandissant leurs cartes de visites tout en vantant les mérites de leur propre véhicule, somme toute assez peu différent d’un autre… Mais nous ne sommes pas experts !

Un tchaï entre les main nous attendons plus ou moins patiemment que la tempête passe. Nous voici à Hampi, devant nous se dresse le temple clair de Virpaksha (une des nombreuses incarnations de Shiva). 50m d’une pyramide en escalier, sculptée de bas reliefs retraçant quelques épopées hindoues. C’est le premier (certainement d’une longue série) que nous voyons de ce style, comme un premier pas en Asie.

Mais ce lieu abrite également une éléphante sacrée : Lakshami. En tendant une pièce que l’impressionnant animal prend délicatement dans son nez mouillé pour le donner à son cornac, il nous administra à chacun une solide bénédiction sur la tête avec sa trompe. Nous voilà protégés des obstacles qui pourraient survenir sur notre route !

Il fait une chaleur accablante et nous attendons que le soleil baisse pour nous aventurer sur les collines de rochers immenses parsemées de ruines. D’ici, le Karnataka avec ses rizières et ses plantations de cocotiers et de bananiers à perte de vue, offre une image bien différente du Nord du pays que nous connaissons. Voici donc les tropiques…En contemplant le soleil se coucher, nous projetons de louer des vélos pour le lendemain, afin de faire le tour de ce site de plusieurs km². Enfin, c'est ce que nous pensons…
Full Moon -> Gokarna

Le matin nous vadrouillions dans les ruelles à la recherche d’un vendeur de tchaï ambulant, pour enfin nous assoire à la même cantine que Hero, Kazuma et Dio, 3 Japonais en partance pour ont ne sait où et nous interpellent aussitôt : « Vous partez aussi à la Jungle Full Moon Party ? » Non. Mais il ne faudra pas longtemps pour nous décider. Un bus part dans 45 mn de l’autre côté de la rivière. Nous bouclons nos sacs à dos et prenons une barque pour traverser ; non loin l’adorable éléphante Lakshmi, rocher gris et rond parmi d’autre, prend son bain matinal arrosant la joyeuse foule qui l’entoure.
Nous attendons 5 heures avec nos amis japonais pour finalement prendre une jeep, entassés avec les organisateur de la fameuse Party devant se dérouler quelque part dans la jungle entre les « Jog Fall » (cascades) et le sanctuaire animalier de Sharavati. Le temps d’ajouter à notre paquetage 2 hamacs qui se révèleront fort utiles…
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Les Hommes de la forêt

Nous les avons rejoins tard dans la nuit, après la traversée d’une vaste forêt à travers des sentiers et des rivières. La lune au zénith éclairait nos pas. La Transe électronique résonnait sous les arbres ; elle ne s’arrêtera pas jusqu’à notre départ.
Les Hommes de la forêt ont installé leur campement sur les terrasses qui grimpent le long de la montagne. Nous en fîmes de même, suspendant nos hamacs aux troncs des palmiers. Le lever du jour nous révèle une véritable cathédrale de palmiers fins et élancés, une jungle scintillante de verts, fourmillante de plantes exotiques aux formes, pour nos yeux occidentaux, tout à fait inhabituelles.

Sous la verdure, on distingue à peine notre présence ; seuls les hamacs et les tentures offrent des tâches colorées sur les pentes. A la fin du jour les feux s’allument à chaque campement. Comme depuis toujours le feu éclaire l’Homme et le réchauffe. 4 jours et 3 nuits en pleine nature à grimper pieds nus le long des rochers, à marcher dans la jungle et à nous laver sous les cascades, en totale liberté…

Le bémol à cette histoire, c’est que lors de son départ pour rejoindre les plages de Goa ou d’ailleurs, le « peuple de la forêt » laissera derrière lui un champ piétiné de plastiques et de bananiers sans feuilles. Le propriétaire des lieux aura tôt fait de nettoyer, certes. Mais cela nous laisse néanmoins surpris de voir la « jeunesse occidentale » censée être sensibilisée aux problèmes de l’environnement, faire aussi peu de cas de ce coin de nature. En peu de temps, nous avons pu constater la pression de l’Homme sur la nature, et nous devons avouer que c’est assez effrayant… de rapidité.

Un peu tristes et abattus nous repartons sac au dos, traversons la forêt et ses rivières, afin de rejoindre un bus pour la plage tranquille de Om à Gokarna. Le temps de mettre à jour nos articles et de préparer notre prochain départ au Sri Lanka, prolonger nos visas indiens.
Les photos :
Goa - > Gokarna

Echos DD
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La jungle
{ 02:52, 02/ 1/2008 }
{ Publié par AnoMoe }
C'est regrettable, les occidentaux ont agi comme d'habitude!!! Ils n'ont pas respecté le lieu! C'est une image lamentable du touriste occidental, du reste nous rencontrons la même chose sur nos plage ou dans nos villes et villages!!!! Tout commence par l'éducation des petits, il y a encore beaucoup de travail!!!!!!
Bonne route!!!!! et plein de bisous!!
tata nath
{ 11:03, 02/ 3/2008 }
{ Publié par anonyme }
merci pour ce belles photos Nous suivons votre itinéraire avec grand intérêt. merveilleux
Gros bisous tata nath
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