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De la montagne aux plages du sud nous vivons en plein rêve. Les sourires se multiplient encore, chaque ville, chaque village en fourmillent. La pluie aussi est au rendez-vous, elle que nous n’avions pas vue depuis 5 mois. Quel bonheur de nager entre soleil, verdure prolifique et pluie même pas rafraîchissante…
Kandy -> Horton Plains
Nous avons décidé de rejoindre Oyia et plus précisément le Parc Nationale d’Horton Plains, perchée dans les montagnes à quelques 2100 m d’altitude afin de nous mettre au frais. Et pour être au frais nous le furent !!! Nous avons emprunté pour cela un petit train de montagne qui nous conduira de Kandy à la gare d’Oyia. Nous passons à travers d’immenses plantations de thé que le train traverse sans tourment, passant sur de déraisonnables ponts métalliques au-dessus de chute d’eau dévalant des rochers polis par le temps. La verdure est encore au rendez-vous s’élevant des deux cotés, forêt d’eucalyptus atmosphérique. Il nous faudra quelques 4h30 pour rejoindre Oyia, une gare isolée dans les montagnes ; encore 20 minutes de TukTuk pour en atteindre le sommet. Nous logerons au Hill Safari Lodge, perdu au bas d’un chemin de terre caillouteuse, que nous parcourons à pied au beau milieu des montagnes de thé. Enivrants.

Le soir venu, notre hôte nous sert un délicieux repas traditionnel : curry de poisson, sambol de noix de coco, dhal de lentilles et thé au lait. Nous aurons la chance, de déguster une bonne bouteille de vin rouge et quelques morceaux de fromages français ramenés par Danielle et Anne qui nous on rejoint pour quelques jours de vacances. Un vrai délice… L’altitude aidant, nous sommes contraints mais à notre plus grande joie de renfiler polaire et blouson coupe-vent pour nous tenir au chaud. Fermons l’œil car demain sera une journée sous le signe de la marche.
HORTON PLAINS.
5h45
Nous partons sur un sentier de terre de quelques kilomètres, lampes frontales braquées sur le sol afin de rejoindre la route et les deux TukTuk qui nous attendent pour nous emmener à Horton Plains.
6h
Après un bon tour de TukTuk nous arrivons devant la barrière du Parc Naturel d’Horton Plains, le seul au Sri Lanka que l’on peut arpenter à pied, sans guide et 4x4. La nuit est encore là et nous voyons la lueur du soleil levant pointer à l’horizon à travers la brume.
6h30
Après 30 minutes d’attente que le gardien se réveil et part enfiler sa casquette, nous entrons dans la réserve, accueillis par les Samburs, sorte de daims à collerette de poils.

6h45
Nous y voilà, nous posons nos premiers pas sur les sentiers balisés de la réserve qui nous conduirons vers ce qu’on appelle ici, la « Fin du Monde ». Nous arpentons un sol aux allures lunaire en pleine jungle florissante, sous la brume et la pluie.
7h30
La brume est toujours là comme un immense rempart. Arrivés au World’s End, nous sommes un peu frustrés de ne pouvoir en admirer la vue. Ce sera chose effacé de nos mémoires lorsque 5 minutes après celle-ci se dissipe pour laisser place à un spectacle époustouflant. Les nuages d’altitudes viennent lécher les sommets des montagnes vertigineuses qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Une légende dirait même que lorsque c’est bien dégagé, on peut y voir l’océan indien !!! Faute d’océan nous poursuivons notre trajet.
8h
Et quel trajet car quelques mètres après la jungle compacte, nous arrivons dans une plaine savaneuse aux herbes hautes et jaunies. En contre bas une rivière se fait entendre et à mesure que nous avançons nous percevons un bruit familier, une chute d’eau. Il nous faudra encore changer de décors en traversant une forêt tropicale pour atteindre les Baker’s falls, chute de 20 mètres sur trois étages au vacarme éclatant.
9h45
Nous reprenons route vers la sortie du parc à laquelle nous avons rendez-vous avec nos deux chauffeurs. Pour y parvenir nous passerons encore une fois dans un nouveau décor mystérieux ce coup-ci, dressé d’immenses rhododendrons surplombant une rivière entourée d’herbes étrangement exotiques.
11h
Nous y étions, l’entrée de la réserve nous accueille, sourire aux visages, début de courbatures aux cuisses et aux mollets. Quel spectacle !


Echos DD
www.echosdd.org
echos.association@gmail.com
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Horton plains -> Mirissa
Nous quittons Horton plains le jour même la tête emplie d’images plus intenses les unes que les autres. Après une course de TukTuk en roues libres afin de rejoindre la gare d’Oyia un peu plus bas, nous arrivons à Elliya par le train où nous passerons une petite journée tranquille pour nous remettre de notre expédition matinale. Nous quittons Elliya pour la côte sud du pays, empruntant un bus local bondé dans lequel nous ferons le trajet de 5h debout agrippé aux tubes métalliques aussi fortement que nous pouvons. Après une crevaison sur la route et un changement de pneu sur la plaine inondée de soleil, nous arrivons à Matara d’où il nous faudra peu de temps, malgré un oubli de guitare dans le bus, vite retrouvée dans la foulée, pour atteindre Mirissa, plage divine reculée.
C’est avec un entrain sans demi-mesure que nous nous précipitons sur la plage pour voir de quoi il en retourne. Féerique !!! Du sable blanc doux et soyeux, de l’eau turquoise à 29 degrés, des cocotiers inclinés vers le soleil, des Palétuviers bordant la plage, des bernard-l’hermite aussi gros qu’un poing ! Nous y resterons une petite semaine, en famille, à voguer entre écriture, lecture, discussions endiablée, les pieds dans l’eau ou dans le sable, selon. Nous ferons ainsi la connaissance de Nillah serveur du « café Mirissa » qui passera de longues soirées à discuter avec nous, nous racontant avec une certaine pointe de tristesse les évènements du Tsunami sur cette plage.
Le temps passant, il nous a fallu rejoindre Negombo à 10km de l’aéroport afin de dire au revoir à Danielle et Anne. Ce sera aussi pour nous le temps de se remettre au travail. Nous passerons fugitivement récupérer nos visas pour l’Inde à l’ambassade de Colombo avant de refaire route pour le sud et plus précisément Unawatuna où nous avons prévu un article sur les nurseries de corail. Un train encore une fois magique nous conduira au sud en longeant la côte. Nous y apercevrons un train largement endommagé sur la voix, souvenirs terrible du Tsunami de 2004. Les Sri Lankais ont prévu d’en faire un musée commémoratif en son emplacement. A la nuit tombée nous arrivons à Unawatuna.
Unawatuna -> Galle -> Negombo
Au matin nous ne pouvons cacher notre déception lorsque nous voyons surgir de partout des hôtels et des restaurants construits à même la plage à quelques mètres de l’eau, voir sur l’océan. Pourtant une loi avait été passée interdisant toute construction à moins de 10 mètres de la côte. Pour nous remonter le moral, nous rencontrons Rohana Kithsiri de l’école de plongée Sea Horse qui nous parlera du récif de corail protégeant la baie et nous donnera le numéro de M. Prasanna Weerakkodi membre de l’ONG « Nature Conservation Group » qui s’occupe de l’opération de replantation du corail dans la baie. Nous obtiendrons un rendez-vous 4 jours après. Par un grand hasard, et attiré par un encart « restaurant français », nous ferons la connaissance de Corinne et Guy, deux français qui ont tout laissé derrière eux pour ouvrir une guest house au Sri Lanka, la French House.
Pendant 4 jours, nous partagerons repas français et discussions de voyage avec eux. Nous irons même jusqu’à les suivrent au marché de Galle pour voir comment ils choisissent leurs produits frais pour cuisiner le soir même dans leur restaurant. Nous en profiterons pour faire un tour de la ville et de son l’immense fort fondés au XVIe par les Portugais. Nous rencontrerons Fazal, ancien journaliste sri lankais avec qui nous parlerons de la vie, de la mort et de l’au-delà pendant de longues heures, lui-même étant musulman.
Notre séjour à Unawatuna se termine par la rencontre de M. Prasanna Weerakkodi chargé de l’opération du Nature Conservation Group pour remettre en place la barrière de corail de la baie largement endommagée par El-nino en 1997 et par le tsunami en 2004. (voir notre prochain reportage « Les nurseries de corail » ). Nous serons enjoués de cette rencontre avec cet amoureux de la nature qui voue aujourd’hui sa vie à un combat environnemental. Le lendemain ce n’est pas sans peine que nous dirons au revoir à tous ces gens qui nous ont ouvert les bras, aidés dans nos recherches et avec qui nous avons échangé énormément de chose sur les us et coutumes de chacun de nos pays. Nous quitterons donc Unawatuna pour rejoindre Negombo.
Il nous sera dur de dire au revoir au Sri Lanka, merveilleuse terre d’accueil. Mais l’aventure continue et notre prochain reportage nous attend, les Houseboats écologiques d’Allepey en Inde. Pour le moment nous regardons un peu derrière nous, les idées ailleurs, quelques larmes aux coins des yeux…
Les Photos
Kandy -> Horton Plains -> Mirissa -> Unawatuna -> Negombo |