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• Luang Prabang, à la croisée des eaux

{ 04:41, 30.07.2008 } { Publié dans CARNET DE ROUTE } { 1 commentaires } { Lien }
Perdue au creux des montagnes, entre le Mékong et son affluent la rivière Khan, Luang Prabang se dresse majestueusement au beau milieu d’une multitude de plantes et de petites maisons traditionnelles. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995, elle a ainsi été éloignée de la destruction par la modernité et les bâtiments de plus de 2 étages. Aujourd’hui ce sont plus 32 temples historiques, un palais royal ainsi que les bâtiments d’époque coloniale française que l’on peut admirer.

Luang Prabang


Nous arrivons à la nuit tombée, depuis 2 heures sous la pluie, fatigués des quelques 250 km de montagne parcourus dans la journée et ne pourrons nous rendre compte réellement de la magie de la ville que le lendemain. Le silence ! Voici la première chose qui nous a frappé au petit matin. Le silence dans une ville considérée comme l’une des plus grandes et la plus touristique du Laos. Improbable mais réel ! Ici, dans le cœur de la ville, les bus et les camions ont été interdit par l’UNESCO et contournent largement la cité. De plus sa structure même, amène cette sérénité relaxante qui nous a étonné.



En effet, la ville se compose de 3 artères principales parallèles au fleuve, entrecoupées de petites routes annexes, autrefois des sentiers ; elles séparent les différents villages, nommés d’après leur vat (Ban (village) Khili pour le vat Khili, Ban Hoxiang pour le vat Hoxiang). Au centre se dresse une immense colline nommée Phu Si, avec en son sommet le That Chomsi duquel la vue sur les environs est imprenable. En passant le Mékong, sur l’autre rive, on se trouve au Ban Xieng Maen, aux routes de terres rougeoyantes, au milieu d’une végétation prolifique.



Vous croyez y venir pour 2 jours ? Grave erreur ! Son charme est magique. Chaque promenade langoureuse en amène une suivante, tout aussi charmante : les lumières changent au gré des éclaircies ou des trombes d’eau de la mousson, les papillons se lancent dans des ballets infernaux, les plantes s’agitent au gré du vent, les sourires des habitants s’accumulent en un ballot de bonheur à vous emplir le cœur. Bref, nous y passerons 1 semaine, un temple en cachant toujours un autre. Nous en profiterons pour rencontrer l’association « Big Brother Mouse » qui crée, édite et distribue, grâce à ses étudiants bénévoles, des histoires, des légendes, des poêmes…(cf. l’article : Des livres en Lao pour les enfants laotiens ).




A la nuit tombée, un immense marché d’artisanat tient place dans la rue sisavangvong ; Ce sont tant de couleurs, allant du rouge au bleu et blanc ou au jaune irradié d’électricité, qui se côtoient. Toute sorte de marchandise se trouve ici : des T-shirts estampillés de faucille et de marteau, des vanneries en tout genre allant du simple panier à riz à de remarquables créations, des tentures Hmong en pagaille, des souliers brodés, du café frais Lao vendu dans des petits sacs en tissus, des lampions en papier multicolore, de l’argenterie… etc. Un marché d’une tranquillité remarquable dans lequel aucuns Lao ne vous poussera à la consommation, ah! lala, le communisme...

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Après quelques emplettes ou une simple flânerie au marché, lorsqu’un petit creux se fait sentir, plutôt que de s’agglutiner dans les nombreux restaurants à la mode du pas bon occidentale (pizza-coca), un marché d'alimentation est ouvert en bout de rue Sisvagvong. La rue entière tient lieu de restaurant à ciel ouvert. De nombreux Lao s’y installent pour vendre leur préparation de la journée ou pour confectionner de succulents rouleaux de printemps. En avançant dans la rue, ce sont des stands de poissons du Mékong grillés qui rentrent en scène. 1€50 le poisson entier, grillé au feu de bois. Un vrai délice ! Quelques mangoustans ou rambutants et un petit gâteau à la noix de coco termineront parfaitement le festin.

La That Kuang Si



Au son des coqs qui traînent dans les rues, le réveil matinal n’en est que meilleur (bien qu’on leur tordrait parfois volontiers le cou). Après quelques pérégrinations dans la ville, il ne faut que quelques minutes pour se retrouver en pleine campagne. A 32 km au sud de la ville, la That Kuang Si (chute d’eau), coule à flot. Après un accueil par les ours malais confisqués à des braconniers et gardés ici pour les protéger des chinois consommateurs de leur bile (qui ne s’extrait qu’après torture), c’est une épaisse forêt qui mène à un décor divin. La Tat Kuang Si s’écoule sur plusieurs niveaux le long de formations calcaires en creusant une succession de bassins à l’eau turquoise. Verdure étouffante, fleurissante, papillons gros comme la main, chant de l’eau qui coule sur la roche, eau turquoise rafraîchissante, tout y est !!!



A 5 mn au nord de Luang Prabang, une multitude de petits villages se dressent toujours nommés par leur Vat. On peut y découvrir l’artisanat local. Tisserant sur leur métier à tisser, affairés à confectionner de magnifiques pans de tissus en coton ou en soie, mixture de la pâte à papier en crotte d’éléphant, confection de vannerie, travail de l’argent. Les chemins qui sillonnent les villages sont à eux seuls une expérience, emplis de cette terre rougeoyante contrastant harmonieusement avec les différentes espèces végétales d’un vert irradiant.



Cocorico !!! Cocorico !!! Un coq nous tire de notre rêverie. Il nous faut partir afin d’explorer le nord du pays, ses tribus ethniques, ses forêts primaires. 2 jours qu’ils disaient, 2 jours !!! Luang Prabang vous attrape au crochet et ne vous relâche pas aussi facilement que cela. Nous y avons rêvé, médité ! Des yeux d’enfants nous ont été donnés.


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Paradis

{ 19:28, 30.07.2008 } { Publié par Nick the Bick }
"Notre pratique est un chemin dans les sables, où l'on doit se conduire par l'étoile du Nord plutôt que par les vestiges qu'on y voit imprimés. La confusion des traces qu'un nombre presque infini de personnes y ont laissées est si grande, et on y trouve tant de différents sentiers qui mènent presque tous dans des déserts affreux, qu'il est presque impossible de ne pas s'égarer de la véritable voie que les seuls sages favorisés du Ciel ont heureusement su démêler et reconnaitre." (Limojon de Saint-Didier, Amsterdam, 1710)

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